Ce que 81 000 personnes attendent de l’IA : ce que rĂ©vĂšle (et ce que ne dit pas) la grande enquĂȘte qualitative d’Anthropic

Le 18 mars 2026, Anthropic a publiĂ© ce qui constitue, selon ses auteurs, la plus grande Ă©tude qualitative jamais rĂ©alisĂ©e : 80 508 utilisateurs de Claude.ai, rĂ©partis dans 159 pays et s’exprimant en 70 langues, ont Ă©tĂ© interviewĂ©s par un agent conversationnel baptisĂ© Anthropic Interviewer. Le dispositif est inĂ©dit par sa taille et par sa mĂ©thode : des entretiens ouverts, conduits par l’IA elle-mĂȘme, puis catĂ©gorisĂ©s par des classifieurs eux aussi alimentĂ©s par Claude. L’Ă©tude restitue les espoirs, les usages concrets et les craintes de ces utilisateurs face Ă  l’intelligence artificielle. C’est un travail ambitieux, richement illustrĂ© de tĂ©moignages, qui mĂ©rite qu’on s’y attarde autant pour ce qu’il nous apprend que pour ce qu’il laisse dans l’ombre.

IA et ESR : ce que la seconde édition de notre rendez-vous révÚle sur la transformation du supérieur

Mardi 10 mars 2026, sur le Campus de NEOMA Ă  Paris, nous avons accueilli des dizaines de professionnels du secteur de l’enseignement supĂ©rieur et de la recherche au cours de ce second rendez-vous pour Ă©changer sur l’impact et la place des technologies d’intelligence artificielle dans le monde de la formation et de la recherche. Comme Ă  notre habitude, l’Ă©vĂ©nement visait Ă  partager les regards et les pratiques, ce qui fonctionne, ce qui fonctionne moins bien afin de permettre Ă  tout le secteur de progresser. Cet article prĂ©sente l’Ă©vĂ©nement, les messages forts et partage aussi notre charte IA Ă  NEOMA que nous avons rendue publique Ă  cette occasion.

IA en éducation : devenir des « maßtres fugu » plutÎt que des consommateurs pressés

Je vous livre ici une prĂ©sentation de la keynote de Didier Paquelin au cours du bootcamp IA de l’UniversitĂ© Laval. J’ai trouvĂ© cette prĂ©sentation trĂšs riche et assez intĂ©ressante pour penser le cadre de l’usage des IA dans le domaine de l’Ă©ducation (et au-delĂ ). C’est une prĂ©sentation tout en nuance comme, personnellement, je les apprĂ©cie. La question posĂ©e principale Ă©tant : avec quel objectif utiliser l’IA ?

AI-Driven Shift in L&D : du “course factory” Ă  la capacitĂ© organisationnelle

La semaine derniĂšre, j’ai participĂ© en tant que speaker au Bootcamp IA de l’UniversitĂ© Laval. Mais ce fut aussi l’occasion d’Ă©couter les propos d’autres spĂ©cialistes, et lĂ , par-delĂ  l’Atlantique. Le bootcamp a dĂ©marrĂ© par la keynote de Donald H. Taylor, spĂ©cialiste des technologies et de la formation. La keynote s’ouvre sur une tension palpable. Enthousiasme. Malaise. Fascination. InquiĂ©tude. Nous entrons dans un monde sans carte.

Penser autrement Ă  l’Ăšre de l’IA : rĂ©flexion exponentielle et dĂ©cision probabiliste

Et si le vrai choc liĂ© Ă  l’IA n’était pas technologique
 mais mental / cognitif ? Il va falloir penser autrement Ă  l’Ăšre de l’IA.

Depuis des dĂ©cennies, les organisations (entreprises comme Ă©tablissements d’enseignement supĂ©rieur) ont appris Ă  dĂ©cider dans un monde qui semblait relativement stable : on collecte des informations, on analyse, on tranche, on exĂ©cute. Une logique rassurante. LinĂ©aire. Cumulative. Et, en apparence, dĂ©terministe : « si j’ai les bonnes donnĂ©es et le bon modĂšle, j’aurai la bonne rĂ©ponse ». Sauf que ce rĂ©gime de pensĂ©e est en train de se fissurer sur deux fronts… simultanĂ©ment !