IA et emploi à la rentrée 2026 : le chiffre unique est un piège
IA et emploi à la rentrée 2026… vaste sujet ! Fin août, le Financial Times a raconté une scène qui dit beaucoup de la rentrée 2026 : EY, KPMG et le Boston Consulting Group rappellent leurs consultants juniors plus souvent au bureau, non pour surveiller le télétravail, mais parce que l’IA absorbe désormais le travail technique qui les faisait exister. La lecture facile serait d’y voir la preuve que « l’IA détruit l’emploi des débutants ». La lecture inverse, tout aussi facile, serait d’y voir la preuve que « l’IA valorise enfin les compétences humaines ».
Les deux se trompent pour la même raison : elles cherchent un chiffre unique là où il n’y en a pas.
Je vais montrer ici pourquoi l’impact de l’IA sur l’emploi ne se lit pas comme un bloc, mais par secteur, par niveau d’ancienneté et surtout par la divergence entre organisations. Trois rapports de 2026 le prouvent en se contredisant en apparence. Et le récit monolithique que portent parfois les communications d’OpenAI et d’Anthropic, celui d’une transformation uniforme et inéluctable, est justement ce qui empêche de voir le vrai phénomène à mon sens : une polarisation.