IA, souveraineté et géoéconomie : ce que la conférence IRIS / NEOMA révÚle sur la bataille mondiale

L’intelligence artificielle n’est plus une promesse. C’est une rĂ©alitĂ© qui redistribue depuis trois ans les cartes Ă©conomiques, sociales et gĂ©opolitiques. Le 2 avril dernier, sur le campus parisien de NEOMA Business School, l’IRIS et nous avons rĂ©uni dĂ©cideurs, chercheurs et industriels pour la troisiĂšme Ă©dition des Rencontres gĂ©oĂ©conomiques et gĂ©opolitiques, consacrĂ©e cette annĂ©e Ă  l’IA. Retour dĂ©taillĂ© sur les dĂ©bats, les signaux faibles et les questions Ă  se poser. Soyons positifs, il y a en fait Ă©normĂ©ment de belles opportunitĂ©s pour l’Europe, les jeunes, les entreprises que nous accompagnons !

Plans IA : trois continents, trois visions, une bataille pour l’ordre IA mondial

L’intelligence artificielle (IA) n’est plus seulement une technologie Ă©mergente. Elle est devenue un champ de bataille oĂč se croisent ambitions industrielles, stratĂ©gies diplomatiques et visions de sociĂ©tĂ©. États-Unis, Chine et Union europĂ©enne ont dĂ©voilĂ©, en 2025, leurs plans respectifs pour l’IA. Ces textes sont plus que des feuilles de route technologiques : ils dessinent trois rĂ©cits concurrents de l’avenir.

L’AI Act en pratique… et dans l’enseignement

Le 22 janvier 2024, le texte prĂ©-final de l’Acte sur l’Intelligence Artificielle de l’Union EuropĂ©enne (EU AI Act) a Ă©tĂ© divulguĂ© sur Internet, marquant une Ă©tape cruciale vers la rĂ©gulation des systĂšmes d’intelligence artificielle (IA) Ă  travers l’UE. Ce cadre juridique horizontal, le premier du genre au monde, vise Ă  Ă©quilibrer les avantages de l’IA avec les risques potentiels pour les droits fondamentaux et la sĂ©curitĂ©. L’adoption de cet acte par les 27 États membres de l’UE le 2 fĂ©vrier 2024 souligne un engagement commun envers une approche basĂ©e sur le risque dans le dĂ©veloppement et l’utilisation de l’IA… cet engagement est particuliĂšrement structurant pour tous les acteurs Ă©conomiques, y compris ceux de l’enseignement.